Tribune des Élus Bellerive Autrement

Tribune n°2 – Janvier 2021

Chères Bellerivoises, Chers Bellerivois,

Nous vous souhaitons une année 2021 loin des espérances déçues de 2020, avec au cœur la réalisation de tout ce que vous entreprendrez pour vous et pour les autres. Des vœux simples de santé et d’accomplissement personnel, loin de cette épidémie, et entourés à bonne distance de celles et ceux qui vous sont chers.

Une nouvelle année qui commence et déjà bientôt un an de mandat. Et déjà tant à dire…

Alors que nous vivons la pire crise que nous ayons eu à traverser depuis la fin de la seconde guerre mondiale, toutes les énergies devraient être rassemblées avec un seul objectif : dépasser les clivages politiques et les dogmes sécuritaires, dans le seul intérêt des Bellerivois et Bellerivoises, notamment les plus précaires et les plus fragiles. 

Et pourtant… tandis que le Covid a pesé durement sur notre ville, cette année n’a été que recul du service public, projets pour les plus aisés au détriment des populations dans le besoin, abandon des commerces de proximité et toujours plus de projets non-aboutis.

  • Recul du service public lorsque l’on projette de fermer l’école Alexandre Varenne (derrière la Mairie) pour la transférer vers une hyper-école en bas de Bellerive. Recul également lorsque l’on transfère le CCAS vers d’anciens locaux de la Mairie, plus petits et moins accueillants pour les usagers.
  • Projets pour les plus aisés lorsque l’on projette de faire construire des résidences de standing dans les prochaines années alors que nos objectifs en termes de logement social ne sont pas atteints, et que la vacance dans notre centre ville est grande. Abandon aussi de sa mission d’éducation et de prévention quand au lieu d’investir sur notre jeunesse et dans la médiation sociale, il est prévu d’investir 500 000€ pour 50 caméras de surveillance sur nos berges d’Allier (une tous les 90 m !) alors que la petite délinquance y est très faible voire inexistante. 
  • Abandon des commerces de proximité en transférant à l’agglomération notre liberté de choisir les entreprises qui travaillent pour la ville (pour l’entretien, les travaux, la maintenance, etc.) Elles seront mises en concurrence entre elles (une seule entreprise choisie pour toute l’agglomération), mais aussi avec des entreprises plus grandes et qui opèrent hors de notre territoire. Alors que les effets d’annonce en faveur du petit commerce sont importants, la réalité des décisions est toute autre.
  • Projets non-aboutis quand après des travaux d’envergure dans nos écoles, les enfants ne peuvent toujours pas manger de repas chauds ou apprendre dans des classes correctement chauffées faute d’installation électrique adaptée. Le dernier recensement, loin des promesses de campagne d’atteindre les 10 000 habitants à Bellerive illustre la triste réalité qu’on essaye de nous cacher. La population bellerivoise stagne… dangereusement.

Alors que tant de collectivités locales ont su démontrer, dans la crise sanitaire que nous vivons, leurs capacités d’adaptabilité, d’innovation, de réponse rapide à des crises internationales sur des territoires qu’elles connaissent mieux que quiconque, à Bellerive-sur-Allier, le compte n’y est pas. 

En cherchant à tout prix à vouloir financer des compétences qui ne sont pas de notre ressort municipal à grand renfort de campagne de communication, en abandonnant chaque jour un peu plus de pouvoir à l’agglomération, la ville en oublie de réaliser celles qui lui incombent, au détriment des nombreux riverains qui alertent chaque jour sur les problèmes réels, au mépris des oppositions municipales, et sans considération pour la dureté pourtant réelle des derniers mois qui ont lourdement pesé sur les Bellerivois et Bellerivoises.

Bellerive mérite mieux que cela et vous pouvez compter sur vos deux élus Bellerive Autrement pour être les porte-voix de tous les oubliés.

Guillaume Desmoules & Victor Grezes
Groupe Bellerive Autrement
Mairie de Bellerive sur Allier

Tribune n°1 – Juillet 2020

Chères Bellerivoises, Chers Bellerivois,

Notre pays reprend vie petit à petit. La crise de la COVID-19 va durablement changer nos habitudes, nos rapports sociaux. Elle a balayé en quelques semaines nos certitudes, notre insouciance dans nos rapports humains, dans notre monde, dans notre économie et dans notre façon d’imaginer l’avenir. 

Nos premières pensées vont aux près de 30 000 morts et à leurs proches, aux dizaines de milliers de malades, aux travailleuses et aux travailleurs mobilisés pour faire fonctionner nos services publics, nos commerces, nos usines et nos entreprises dans un moment où nous manquions de protections.

Nous pensons également à tous les artisans, les commerçant.e.s, les agriculteur.trice.s et les chef.fe.s d’entreprises, qui nous ont permis de traverser cette crise inédite sans manquer de produits de première nécessité à un moment où la peur nous faisait craindre le pire.

Nous pensons enfin aux millions de salarié.e.s touché.e.s par le chômage partiel, par les premiers plans de licenciements, à toutes celles et à tous ceux qui ont été plongés dans la précarité où ceux pour qui la crise a encore durci des conditions pourtant déjà difficiles.

Désormais dans la crainte d’une seconde vague, restons vigilant.e.s dans un moment où nous disposons de masques et de gel en complément des gestes barrières qui restent indispensables pour le maintien de notre vie sociale et économique. 

Notre groupe Bellerive Autrement est au travail. Élus le 15 mars et installés le 26 mai, nous sommes mobilisés depuis le premier jour de notre élection avec au coeur la volonté de représenter les électeur.trice.s qui ont souhaité voir naître dans notre ville une politique nouvelle ; plus proche des citoyen.ne.s, de leur désirs, de leurs préoccupations et des enjeux de demain. 

À toutes les étapes nous avons répondu présents : 

  • dans le confinement en étant force de propositions ; malheureusement toutes restées sans réponses par notre Maire, et force d’action en ayant notamment participé à la distribution des masques pour permettre un déconfinement dans les meilleures conditions. 
  • depuis le déconfinement, après le 26 mai et l’installation du Conseil Municipal en étant des élus à l’écoute, engagés pour toutes et tous les bellerivois.es, dans une opposition attentive

Une opposition force de propositions car nous ne concevons pas la critique stérile et parce que nous croyons en la richesse du débat et à l’émulation des idées. Une opposition attentive car vous, cher.e.s bellerivois.es, attendez cela des personnes qui sont élues pour vous représenter. 

Nous pensons en effet, que dans ce moment de crise, où toutes les familles sont touchées, que notre municipalité peut faire beaucoup mieux que de baisser uniquement le taux de la taxe foncière de 2% pour les seul.e.s bellerivois.es propriétaires au risque : de décevoir les bénéficiaires de cette mesure qui aura un impact négligeable sur leur pouvoir d’achat, de déconsidérer ceux qui n’en profiteront pas puisque nombreux d’entre vous sont locataires.

Pierre André Perissol, Maire Les Républicains de Moulins disait il y a moins d’un mois sur France 3: « je ne ferai pas la baisse de la taxe foncière qui ne profitera qu’à un tiers des moulinois, propriétaires, et qui ne sont pas forcément les plus touchés »Nous pensons en effet qu’il faut accompagner tous les bellerivois.es, propriétaires ou non, dans ce moment difficile pour notre pays. Vous dites vouloir faire de Bellerive une ville attractive, quid de vos mesures à l’égard des familles ? 

Une opposition force de propositions, c’est une opposition qui propose, par exemple de doubler les subventions aux associations à caractère social dans ce moment où la solidarité doit être notre maître mot. Mais le vote a été rejeté par les élus de tous bords : un non sujet pour la majorité, « une démagogie de gauche » pour le groupe d’opposition Naturellement Bellerive (EELV) et qui a voté contre… Comprend qui pourra… Résultat : seulement 2 voix en faveur de cet amendement présenté par vos élus Bellerive Autrement qui a donc été rejeté.

Enfin, depuis le début de ce mandat, nous avons affaire à un Maire qui doute, et le doute est bien mauvais conseiller

  • Un maire qui doute, et qui préfère supprimer un poste qui revenait auparavant à l’opposition au sein du Comité Technique Paritaire, écorchant au passage la presse et quiconque oserait alerter sur les conditions de travail des agents municipaux.
  • Un maire qui doute, et qui préfère limiter à 200 signes la Tribune de l’opposition au sein du journal municipal ; nous nous exprimons donc ici.
  • Un maire qui doute, et qui préfère faire retirer la stèle en l’honneur des 80 parlementaires qui ont refusé les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain le 10 Juillet 1940, en plein pendant la commémoration devant les filles de Jean Zay.
  • Un maire qui doute, et qui préfère rester bloqué dans les querelles politiques du passé sans voir les nouveaux visages et le renouveau politique qui se présentent à lui.

Face à lui, nous sommes une opposition constructive, loin des petites phrases et des manoeuvres, qui saura saluer les points positifs quand il y en aura, mais qui reste vigilante et proposera toujours des alternatives quand elle pensera que ce qui est proposé n’est pas dans l’intérêt des bellerivois.es.

Ce n’est pas en réduisant l’espace d’expression des oppositions municipales dans le magazine de la ville qu’on pourra nous réduire au silence, bien au contraire !

Guillaume Desmoules & Victor Grezes
Groupe Bellerive Autrement
Mairie de Bellerive sur Allier

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